
Le journalisme transperce une évolution profonde. Confronté à l’omniprésence des plateformes numériques et à la progression de l’intelligence artificielle, la nécessité n’est plus d’informer, mais de se conformer pour continuer d’exister. J’ai eu la chance de discuter avec Lauriane Boudreau, journaliste à Radio-Canada, afin de mieux comprendre de quelle manière les médias traditionnels peuvent toujours dominer dans le flot d’information.
La persistance passe par les plateformes digitales
Le public, plus particulièrement les jeunes, s’est déplacé vers les réseaux sociaux. Lauriane Boudreau affirme: «Les médias traditionnels servent toujours les personnes de 40 ans et plus. Les organisations d’information doivent s’adapter en créant des formats de contenu plus courts et plus dynamiques, comme les vidéos de journaux.»
Cette transposition est une lutte contre le temps. Les journaliste sont exigées d’innover et d’adapter leurs reportages en format vertical (Youtube Shorts, Instagram Reels, TikTok) pour atteindre les plus jeunes. Toutefois, Lauriane Boudreau souligne un point essentiel: malgré la pression pour la vivacité, le contenu doit se centrer sur la fourniture d’informations importantes. La mission d’un journalisme n’est pas d’amuser, mais d’assurer l’éthique et la qualité de l’information.

Lauriane Boudreau, journaliste à Radio-Canada
L’Intelligence Artificielle: opportunité ou menace?
L’intelligence artificielle est souvent identifié comme un saboteur d’emplois. Lauriane Boudreau apporte une correction à cette perspective. Elle explique que l’intelligence artificielle se distingue à analyser et a rassembler les informations, elle ne peut pas remplacer l’humain.
«L’IA n’est pas une menace pour le journalisme, mais une opportunité», soutien-t-elle.
À Radio-Canada, l’IA est utilisée comme un support lors du processus de rédaction et non pour la vérification des faits. Le journaliste doit s’établir entant qu’expert en analyse et en enquête, tout en transmettant à l’IA les procédures d’assemblage.

Un nouveau défi: rétablir la confiance
La généralisation de la désinformation sur les médias sociaux est le défi le plus urgent. Il est primordial de regagner la confiance de la population.
Une des stratégies considérées est la collaboration avec des influenceurs comme Olivia Martin. Pour rejoindre les jeunes qui font plus confiance aux influenceurs qu’aux médias traditionnels, Laurianne Boudreau propose de travailler avec des personnalités publiques afin de rediriger leurs abonnés vers des sources fiables comme le site-web de Radio-Canada.
Au final, la longévité des médias ne dépend pas de l’adaption aux plateformes numériques et de l’IA. Comme l’A mentionné Laurianne Boudreau, les journalistes ont la responsabilité de «bien faire leur travail» et de continuer d’apporter des idées innovatrices. Le journalisme s’adapte, mais il reste tout de même à la quête de la vérité.





