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Vidéo verticale : le défi des journalistes pigistes

Vidéo verticale

©Pexels-Craig Adderley – « C’est un peu le format auquel les journalistes doivent s’adapter»

Avec 64% des moins de 35 ans qui s’informent sur les réseaux sociaux, les pigistes doivent adopter les codes des plateformes numériques. La vidéo verticale consommée régulièrement par 77% des 18-34 ans s’impose pour tout journaliste indépendant qui veut se démarquer.

La montée de la vidéo verticale dans les médias

Médias, journalisme

©Pexels-Pixabay- Des formats plus courts et un contenu plus condensé

Ce format s’est popularisé avec le succès de la plateforme TikTok sur laquelle se trouvent des médias comme La presse, le Devoir ou Radio-Canada. Cette situation n’a pas échappé à Aurélia Crémoux, une journaliste pigiste qui effectue le certificat en journalisme multiplateforme à l’Université de Montréal. 

« C’est un peu le format auquel les journalistes doivent s’adapter», nous dit-elle. 

Ceci l’a poussé à s’impliquer dans le développement de la page TikTok de Quartier Libre, le journal indépendant des étudiants de l’Université de Montréal, durant la session d’automne 2024. 

Elle réalise alors que l’écriture d’une vidéo pour le web obéit à d’autres règles que celle de la télévision. Des formats plus courts et un contenu plus condensé, qui limitent la quantité d’informations qu’un reportage peut contenir.

Ces détails ont également été soulevés par les journalistes de Radio-Canada dans une vidéo publiée sur LinkedIn

Vidéo verticale : un format entre influence et journalisme

Influenceur

©Pexels-Oladimeji Ajegbile – Un format entre influence et journalisme

Aurélia décrit ce format comme étant entre l’influence et le journalisme. 

« Dans les plateformes numériques […] le journaliste doit beaucoup plus se mettre de l’avant […] c’est souvent ça qui marche ». 

Le journaliste peut également utiliser un ton plus amical qui se rapproche des influenceurs. L’ancienne journaliste numérique chez Radio-Canada Alexane Drolet est un exemple.

Cet engouement pour la vidéo verticale ouvre le champ des possibles pour les pigistes, selon Aurélia. Les personnes qui sont très bonnes en vidéo pourraient ainsi tirer leur épingle du jeu. 

Anaïs Fleury, une journaliste indépendante qui fait principalement des reportages en vidéos verticales, est un exemple. Elle propose ses reportages à différents médias et indique pouvoir très bien vivre de sa pige. Ses revenus viennent des reportages qu’elle vend. 

Outils numériques et intelligence artificielle : une nouvelle aide pour les journalistes

Intelligence artificielle

©Pexels-Tara Winstead – Sophiana un allié pour la vidéo verticale?

La plateforme TikTok organise chaque année les TikTok Awards pour reconnaître ses meilleurs créateurs. En 2024, elle nomme Sophia Smith Galer, une ancienne journaliste de la British Broadcasting Corporation qui s’est lancée sur TikTok. Elle a aussi lancé une plateforme d’intelligence artificielle appelée Sophiana, conçue pour aider les journalistes à transformer leurs textes en vidéos verticales. Cet outil pourrait aider ceux qui travaillent principalement à l’écrit, un groupe qu’Aurélia identifie comme particulièrement vulnérable face à ce nouveau format.

Même si Sophiana offre un soutien intéressant, elle soulève aussi des questions, notamment sur la gestion des données et le traitement des articles que les journalistes y déposent.

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