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Anaïs Fleury à Hugo Décrypte : pourquoi « incarner » l’information

En plus d'être recherchiste à Hugo Décrypte Québec, Anaïs Fleury est également cheffe de la section vidéo du journal étudiant Quartier Libre.

Recherchiste à Hugo Décrypte Québec et adepte de la vidéo verticale, Anaïs Fleury ne voulait pourtant pas être devant la caméra lorsqu’elle a commencé à publier sur Internet. Depuis, elle a changé, convaincue qu’il faut « incarner » le contenu pour informer sur les réseaux sociaux.

Le 26 mars 2023, la jeune française publie le premier contenu de son compte Instagram, Anaïs informe. Il s’agissait d’une bande dessinée.

« La bédé était une manière pour moi d’éviter de mettre mon visage en vidéo », révèle-t-elle. Elle dessinait ses reportages et ses entrevues, où elle avait son propre personnage qui raconte la nouvelle. Une manière d’allier ses passions que sont l’écriture, la création visuelle et l’information, résume-t-elle.

Un an plus tard, en avril 2024, un « switch se fait ». Alors stagiaire à Unpointcinq, Anaïs Fleury y testait le dessin et l’animation. Cependant, elle a découvert que le nombre de vues ne suivait pas les heures de travail consacrées.

La vidéo verticale est incontournable

Il était temps pour elle de se mettre « face caméra », et le constat l’a frappée. Avec le visage et « un journalisme incarné en vidéo », « tu fais plus de vues et tu parviens à créer une communauté », déclare-t-elle. Ainsi, tout journaliste qui souhaite diffuser de l’information sur les réseaux sociaux et rejoindre le public doit utiliser ce format, tranche aujourd’hui Anaïs Fleury.

La vidéo courte au format vertical a conquis toutes les générations du public québécois des réseaux sociaux, révèle la plus récente enquête NETendance de l’Académie de la transformation numérique. Ainsi, 61% des internautes des réseaux sociaux ont l’habitude de regarder ce type de format.

En fonction de l’âge, la proportion la plus élevée (77%) est celle des jeunes âgés entre 18 et 34 ans. Elle reste importante chez les personnes entre 35 et 54 ans (65%), mais aussi les personnes de 55 ans et plus (47%).

Hugo Décrypte pour l’équipe

Anaïs informe a vu le jour « pour montrer de quoi je suis capable sur mon temps libre », précise sa créatrice. Anaïs souhaite plutot rejoindre les rangs d’une salle de rédaction en tant que vidéaste à temps plein, et attend encore sa chance. Les médias traditionnels auront toujours leur place, estime-t-elle.

Ainsi, elle ne planifie pas se lancer à son compte, comme l’a fait l’ancienne journaliste de Radio-Canada, Alexane Drolet, avec sa chaîne personnelle Alexplique. « J’aime et j’ai besoin de travailler en équipe, avance-t-elle. Pour le faire à mon compte, il faudrait que je débloque des collaborations commerciales, ce qui ne m’intéresse pas. »

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