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Un choix de nationalité pour honorer ses parents

Sarah Buzdugan en pleine course de slalom géant (GS) en 2019

Après avoir perdu ses deux parents en l’espace d’un an et demi, la skieuse alpine Sarah Buzdugan a choisi de changer de nationalité sportive. Non pas pour des raisons de performance ou d’opportunité olympique, mais pour honorer leur mémoire.

Quand Sarah Buzdugan parle de ski, elle parle aussi de la perte.

Son père est décédé en 2023 après avoir combattu la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie dégénérative qui l’a progressivement privé de ses forces. Un choc pour la famille. Un premier deuil, encore difficile à apprivoiser. Puis, un an plus tard, la maladie frappe de nouveau.

Sa mère était asymptomatique jusqu’au printemps 2024.

« On ne pouvait pas faire autre chose. On a accepté que c’était la fin », raconte Sarah. Neuf mois plus tard, sa mère s’éteint. En mai, les premiers signes apparaissent : des douleurs à l’estomac, une fatigue inhabituelle. Le diagnostic tombe le 19 juin 2024, exactement un an après la mort de son père : un cancer du pancréas de stade 4.

Sarah Buzdugan bébé avec ses parents, quelques jours après sa naissance en 2004.
Sarah Buzdugan bébé avec ses parents, quelques jours après sa naissance en 2004.

Un choix guidé par l’identité et nationalité

Dans ce contexte, la skieuse alpine pose un geste profondément personnel : changer de nationalité sportive pour représenter la Roumanie, le pays d’origine de ses parents.

Aujourd’hui, Sarah porte cet héritage sur la scène sportive. « Je voulais faire le changement parce que ça fait partie de mon corps, le romanisme. Ça fait une grande partie de mon identité. »

Porter la mémoire de ses parents

Sarah Buzdugan dit porter ses parents avec elle, chaque jour. Elle garde près d’elle une bague gravée de leurs initiales « Je voulais quelque chose que je peux regarder et me dire : “c’est mes parents, ils sont toujours avec moi.” »

Quant à son père, elle le dit sans hésiter : « Mon père est partout. » Chaque bijou, chaque geste devient une façon de les garder vivants.

La bague gravée des initiales de ses parents, qu’elle porte chaque jour.
La bague gravée des initiales de ses parents, qu’elle porte chaque jour. Un symbole intime de leur mémoire et de son lien avec eux

« C’était toujours une connexion émotionnelle pour moi parce que j’ai grandi entre le Canada et la Roumanie », explique-t-elle.

Privée des Jeux olympiques cette année pour des raisons techniques, elle regarde néanmoins vers l’avenir. « J’espère me qualifier au championnat mondial universitaire en 2027. » Elle souhaite aussi inspirer : « Je veux aller skier, montrer aux autres skieuses roumaines que moi je suis aussi compétitive. Je suis ici pour gagner. »

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