La saison des graduations universitaires est en cours, mais ce n’est pas tous les jeunes diplômés qui se trouverons facilement un premier emploi. Image par Cindy Parks de Pixabay.
Les études universitaires n’assurent plus une place sur le marché du travail pour les jeunes diplômés. Le gouvernement du Québec a lancé, le 20 mai dernier, l’initiative « Un emploi pour toi ». Elle vise à accompagner les récents diplômés collégiaux et universitaires dans leur recherche d’un premier emploi dans leur domaine d’études.
« La problématique est la suivante : pas d’expériences, pas d’emploi, mais pour avoir de l’expérience, il en faut un. Ça devient un cercle vicieux et il fallait le briser », explique Jean-Marie du Carrefour jeunesse-emploi (CJE) de Notre-Dame-de-Grâce, en parlant de l’initiative du gouvernement du Québec.
Depuis 2022, les jeunes diplômés ont de plus en plus de difficulté à se trouver un premier emploi dans leur domaine d’étude, selon un rapport de l’Institut du Québec (IDQ). L’entrée sur le marché du travail est plus ardue. Selon Jean-Marie du CJE de Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, l’économie ralentie depuis quelques années et engager n’est pas la priorité des entreprises. Même au contraire, chez les 25-29 ans, l’offre d’emploi baisse plus rapidement que le nombre de candidats, selon un rapport de l’IDQ de mai 2026.
Résultat : une recherche ardue
Des étudiants compétents passent des mois à rechercher avant de finalement trouver un premier emploi dans leur domaine d’étude. C’est le cas Héloïse Lachance. Elle a gradué d’un baccalauréat en gestion des ressources humaines à l’Université du Québec à Montréal. Ce parcours donne accès à l’ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). La jeune diplômée n’anticipait pas devoir chercher un premier emploi pendant cinq mois. Elle envoyait trois à quatre CV par jours, pour une moyenne d’une vingtaine par semaine. Pour elle, la recherche d’emploi est un travail à temps plein.





