Geneviève Paradis s’est tournée vers les réseaux sociaux pour obtenir Wegovy.
C’est sur Facebook que Geneviève Paradis tombe sur une publicité de Livewell, une clinique en ligne, qui offre Wegovy, afin de perdre du poids. Après s’être fait recommander cette médication par sa gynécologue, son médecin de famille refuse toutefois de lui prescrire. Geneviève s’inscrit donc sur Livewell et débute ses injections au quotidien.
Facebook devient une porte d’entrée vers Ozempic. L’histoire de Geneviève soulève une réflexion sur un nouveau phénomène : l’accessibilité à la médication via les réseaux sociaux.
Ces médicaments sont promus sur les réseaux sociaux via des annonces publicitaires qui incitent les individus à consulter leur médecin pour s’en procurer.
Ce que les réseaux sociaux n’offrent pas
Michelle Houde, médecin en santé publique, s’exprime sur le sujet via sa page TikTok.
« En santé, il faut toujours penser à « do no harm » en premier, mais là le potentiel de nuire, il est là. »
Elle explique que ce genre de médication peut être bénéfique, mais seulement pour certaines personnes. Michelle ajoute que les suivis médicaux sont impératifs pour assurer un accompagnement complet, personnalisé et sécuritaire.
Plutôt que de promouvoir Ozempic et ses semblables, certaines institutions utilisent le web pour sensibiliser les internautes. C’est le cas du CIUSSS du Nord-de-l’Ile-de-Montréal, qui par le biais d’un article, informent sur le médicament dans son ensemble, incluant les risques.
Après avoir perdu 100 livres en un an, Geneviève affirme que Livewell l’a bien accompagnée. Elle juge avoir reçu toutes les informations nécessaires liées à la prise de Wegovy pour faire un choix éclairé.





