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Fellows internationaux au Québec : soigner sans parler français

Vue de dos de la Dre Awrad Almesafer, unes des fellows internationaux au Québec, originaire du Koweït, marchant dans le corridor de l'Unité de soins intensifs pédiatriques du Centre universitaire de santé McGill. Elle porte une veste noire sur laquelle est inscrit « PICU ».

Crédit Photo: Kaylee Patterson / La Dre Awrad Almesafer, fellow du Koweït en soins intensifs pédiatriques au Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM), contribue au fonctionnement du réseau pédiatrique québécois tout en soignant en anglais et en arabe.

En cas de maladie grave d’un enfant en région, une équipe spécialisée quitte Montréal en ambulance pour le stabiliser. En mars dernier, lors d’un transport pédiatrique vers Saint-Jérôme, la Dre Awrad Almesafer se présente à la famille francophone d’un jeune patient d’abord en français, puis poursuit la conversation en anglais, sa langue de travail. L’inquiétude des parents, déjà présente, s’accentue en raison de la barrière linguistique. Sa collègue Érica Gutsche, inhalothérapeute, doit traduire la conversation médicale intégralement en français. C’est une situation courante pour de nombreux fellows internationaux au Québec.

Originaire du Koweït, la Dre Awrad Almesafer ne parle pas français. Au Centre Universitaire de Santé McGill (CUSM), elle peut compter sur des collègues bilingues pour effectuer la traduction. Mais une fois en région, l’absence du français se fait davantage sentir.

Les fellows internationaux au Québec, essentiels au réseau

À l’Unité de soins intensifs pédiatriques du CUSM, 90 % des fellows actuels proviennent des États du Golfe. Les fellows sont des médecins déjà diplômés qui viennent se spécialiser au Québec dans le cadre d’une formation avancée de deux ans. Ces médecins jouent un rôle crucial dans le fonctionnement du service et participent régulièrement aux transports pédiatriques en région.

Certains apprentissages s’apprennent sur le terrain

Face à la répétition de ces situations linguistiques difficiles, le programme de fellowship évolue. En effet, les cours de français sont désormais obligatoires. Mais d’après le Commissaire à la langue française, il faut une année d’études à temps plein pour atteindre une compétence fonctionnelle en français.

C’est un rythme peu réaliste pour un fellow en soins intensifs, qui travaille souvent des gardes de 24 heures sans interruption.

Comment bien préparer les fellows internationaux au Québec à soigner dans une langue et une culture différentes des leurs ? Pour la Dre Anab Lehr, directrice du programme de transport pédiatrique du CUSM, « on ne peut pas les protéger de la réalité du terrain ».

Regardez le reportage complet ci-dessous:

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