Par Mélissa Jean-Baptiste
D’après les sondages annuels de référence de The Harris Poll pour Express Employment Professionals, plus de 70 % des recruteurs canadiens utilisent activement les réseaux sociaux pour authentifier les candidats et évaluer leur compatibilité avec la culture de l’entreprise. Cette pratique appelée la « vérification des réseaux sociaux » souligne l’importance d’un professionnalisme constant au travail comme en ligne. Cette constance, adoptée par Alexandra Philibert, lui a permis de bâtir malgré elle une identité de marque sur les réseaux.
Alexandra Philibert, stratège de contenu, gestionnaire de médias sociaux et rédactrice web. Crédit photo : Marie-Pier Desjardins
La stratège de contenu nous raconte que les réseaux sociaux ont toujours fait partie de sa vie. En 2009, madame Philibert voulait devenir journaliste sportive et a entamé un baccalauréat en journalisme à l’Université du Québec à Montréal (UQUAM). Toutefois, elle a rapidement compris que ce métier n’était pas fait pour elle. Au départ, la gestionnaire détestait les réseaux sociaux. Elle s’est d’abord familiarisée avec Facebook durant deux ans avant de s’aventurer sur Twitter aujourd’hui appelé X.
À travers ses publications sur X, elle s’est laissé guider par sa passion pour le sport, mettant en pratique les compétences acquises en journalisme telles que : l’éthique de travail, la maîtrise du sujet et la recherche. Son parcours en journalisme a été bénéfique pour sa carrière actuelle : « Il faut connaître ton sujet, avoir une rigueur et bâtir des textes. Certaines compétences acquises comme journaliste peuvent t’aider dans les médias sociaux », explique madame Philibert,
La fondatrice n’a peut-être pas choisi les réseaux sociaux, mais ces derniers l’ont aidé à bâtir une communauté, une crédibilité et à accéder aux plus belles opportunités de sa carrière. De son contrat chez Yahoo Sports en 2014, à la cofondation de l’entreprise Passion MLB en 2016, média francophone dédié au base-ball majeur, son désir de créer l’a mené à fonder La Rouquine Communications en 2018.
Jongler avec le doute à l’ère du numérique
En août, la rédactrice web célébrera huit ans d’entrepreneuriat. En dépit de l’incertitude financière qui accompagnent cet univers, elle se dit reconnaissante pour sa clientèle fidèle et stable. Malgré tout, le doute reste présent. Selon la fondatrice, il amène à se dépasser, à solliciter son « 6e sens », à anticiper ce qui avantage son client et à réfléchir à ce qui sert réellement la marque.
« Aujourd’hui en 2026, les réseaux sociaux sont une partie intégrante du marketing. Il faut adapter sa stratégie de marque en fonction de son public cible. », nomme madame Philibert.
Naviguer dans le doute n’est jamais simple. Parfois, tout abandonner paraît tentant. Elle ignore où elle sera dans dix ans, mais les réseaux resteront indissociables de sa carrière
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