Pour les jeunes, certains concepts de l’actualité scientifique sont difficiles à comprendre. Selon Elisa Pietrzykowski, stagiaire chez Les Débrouillards, l’ère numérique est une occasion de rapprocher la science des jeunes. Elle décrit comment l’animation scientifique rend l’information plus accessible.
Enfant, Elisa Pietrzykowski était abonnée aux magazines de science. Ces publications lui ont fait découvrir des sujets d’actualité présentés dans un langage compréhensible. « Je trouvais ça vraiment intéressant de comprendre la science sans mots compliqués », raconte-t-elle.
Aujourd’hui, Elisa crée du contenu scientifique vulgarisé destiné aux jeunes. L’arrivée du numérique l’a inspirée à se spécialiser dans la vidéo verticale et dans l’animation.
L’ère numérique : s’adapter plutôt que résister
Le numérique a profondément transformé le paysage médiatique. Contrairement aux personnes qui y voient un obstacle, Elisa considère cette évolution comme une occasion de renouveler les façons d’informer : « Il faut apprendre à s’adapter ».
« Ça change tout le temps, il y a toujours de nouvelles technologies qui arrivent. » – Elisa Pietrzykowski, stagiaire journaliste au magazine Les Débrouillards
Selon elle, les médias traditionnels doivent suivre la vague et expérimenter de nouveaux formats. « Ce serait du gâchis de se limiter à faire ce que l’on connaît plutôt que d’utiliser les nouveautés et de se les approprier pour proposer des contenus originaux. », souligne-t-elle.
Plusieurs créateurs de contenu utilisent notamment les réseaux sociaux pour rendre l’actualité simple et accessible. C’est d’ailleurs là que la majorité des jeunes s’informent. En effet, selon Statistique Canada, 62% des jeunes de 15 à 24 ans sont plus susceptibles de s’informer sur les médias sociaux.
L’animation, ça capte l’attention
Elisa explique que les dessins et les personnages permettent de rendre l’information plus attrayante tout en maintenant l’intérêt du jeune public. Elle avoue : « Je trouve que c’est plus attractif de voir des petits bonhommes qui bougent plutôt que juste quelqu’un qui parle ».
L’animation scientifique, notamment, permet également d’illustrer des sujets qui seraient difficiles à montrer autrement. Qu’il s’agisse de représenter un dinosaure ou le fonctionnement du cerveau humain, le dessin ouvre de multiples possibilités.
Même si certains concepts complexes sont difficiles à dessiner, Elisa considère cet exercice comme une occasion de faire preuve de créativité et d’imagination.

Garder une vigilance accrue
Malgré les points positifs du numérique, la journaliste recommande fortement aux jeunes de l’utiliser avec discernement. Elle décrit le numérique comme un complément qui ne doit pas occuper une place centrale dans la vie quotidienne. Elle encourage les jeunes à diversifier leurs activités et à développer un regard critique face aux contenus consommés.
« Il faut se responsabiliser par rapport à ce qu’on regarde, ce qu’on écoute… ce qu’on voit…» – Elisa Pietrzykowski, stagiaire journaliste au magazine Les Débrouillards
Dans le contexte actuel marqué par l’omniprésence de l’intelligence artificielle, « Il faut faire attention à ce qu’on regarde », prévient-elle. Vérifier les sources, se questionner sur l’origine de l’information et privilégier les contenus de qualité demeurent des réflexes à solidifier pour bien s’informer.





