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LNH : Utiliser les réseaux sociaux pour informer les fans

Shan Pelletier | Reporter+

4 juin, 15h12. Le journaliste Elliotte Friedman annonce sur le réseau social X que le capitaine des Red Wings de Détroit Dylan Larkin a demandé au directeur général de l’équipe de l’échanger. En moins d’une heure, la nouvelle se répend sur tous les plateformes numériques. Les journalistes sportifs et influenceurs qui couvrent le hockey se mettent à écrire des articles et filmer des vidéos pour expliquer les conséquences massives que cette nouvelle pourrait avoir pour les différentes équipes de la LNH. Tous veulent une part égale du gâteau médiatique, mais c’est toujours le même groupe qui annonce les nouvelles récentes en premier.

En 2026, la ligne est fine entre les journalistes sportifs et les influenceurs. Certains créateurs de contenu hockey comme Big Head Hockey ou Jfresh sont des pionniers de la statistique avancées et de l’analyse de la « game ». Pourtant, les journalistes sportifs se différencient de ces créateurs par un principe, l’accès à l’exclusivité de l’information.

Selon Media in Canada, 72% des fans de hockey canadiens utilise les réseaux sociaux comme méthode première pour suivre les nouvelles de leur sport. Ce n’est pas pour autant qu’ils ne suivent pas de journalistes et se fit seulement à des influenceurs pour avoir leurs nouvelles hockey. Elliotte Friedman, Pierre Lebrun, Chris Johnston, Marco D’Amico, Anthony Martineau, Emily Kaplan. Ce sont tous des journalistes qui se servent majoritairement des réseaux sociaux pour propager les nouvelles et faire leur métier. Ils sont tous parmi les meilleurs et plus populaires sources dans le monde du hockey, même s’ils sont une minorité du contenu médiatique sur le hockey. La majorité est prise en charge par des influenceurs, comme Graviteh, qui font vivre le sport avec leur contenu.

« Plus un fan qu’autre chose »

Graviteh est un influenceur avec près de 90 000 abonnés sur YouTube et plus de 32 000 sur X. Par le passé, il a travaillé pour le diffuseur canadien Sportsnet, et le média Bleacher Report, détenu par le diffuseur américain TNT Sports. Aujourd’hui, il préfère se concentrer sur son contenu sur YouTube. Malgré son expérience, il ne se considère ni comme journaliste, ni comme influenceur, mais comme un « gars qui adore parler de hockey ». Selon lui, ce qui compte le plus dans le monde médiatique sportif, c’est l’image personnelle. C’est d’avoir une présence sur internet, de faire de soi une bonne source d’information ou de divertissement, pour que les gens reviennent. Pour accomplir ces objectifs, les réseaux sociaux sont un outil indispensable. Mais au delà de ça, c’est celui qui le veut le plus qui va se séparer de la compétition. Celui qui plonge à 100% dans son contenu, qui travaille plus fort et plus longtemps que les autres.

« Fais de toi LA source d’information […] tu ne peut pas te permettre de ne rien avoir comme contenu sur internet. »

– Nathan « Graviteh » Murdock

Selon lui, les journalistes ont « définitivement leur place et sont très important », et considère qu’il y a une séparation assez distincte entre les journalistes et les créateurs, basés sur les « hard facts ».

Finalement, le journalisme a-t-il un futur dans le hockey? Les créateurs de contenus vont-ils les remplacer? Pour Graviteh, les journalistes amènent un autre côté au sport que les créateurs de contenu n’amènent pas toujours, puisqu’ils ont des biais et des opinions clairs. Pour moi, les journalistes et les influenceurs sont tous les deux nécessaires pour permettre au sport la couverture médiatique dont il a besoin pour prospérer. Cependant, il faut savoir les distinguer pour savoir à qui donner sa confiance.

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