Accueil / Sports / Le pari de Maxime Van Houtte

Le pari de Maxime Van Houtte

Maxime Van Houtte lors d’une diffusion en direct. (Images : YouTube – Ton Boy Max)

« Je voulais être sideline reporter, éventuellement faire de la description. » En 2026, Ton Boy Max parle de hockey sur YouTube. Mais, encore aujourd’hui, Maxime Van Houtte ne sait toujours pas comment décrire son gagne-pain.

Et même en lui demandant son titre, la réponse comprend une poignée de grincements de dents accompagnés d’un rire jaune. Après tout, lorsqu’il est sorti de l’université, en 2012, il se disait destiné à une carrière dans les bons vieux médias traditionnels. Or, aujourd’hui, il se retrouve à produire, créer, tourner et monter son propre contenu pour les internautes.

La vie, étant ce qu’elle est, a forcé Maxime Van Houtte à explorer davantage son « side hustle », comme il l’appelle affectionnément. Ce « risque calculé » lui permet aujourd’hui d’en vivre. Cela n’enlève pas la peur dont il se remémore lorsqu’il s’est lancé à temps plein dans la création de contenu.

Pendant huit ans, il connaît une stabilité – tant dans ses tâches que financièrement. « J’avais mis beaucoup d’argent de côté en me disant ‘’Okay, je vais l’essayer un an.’’ Si ça ne marche, bien, j’irai me prendre une autre job. » Il gagne aujourd’hui avec des publicités qui se marient à son contenu et les visionnements.

Cette peur s’est rendue plus loin chez le trentenaire. Puisqu’au-delà de la création de contenu, il devait comprendre la monétisation derrière l’activité. « Je suis formé en journalisme. Je suis formé en communication. » Il nuance sa position avec celles des ventes que l’on retrouve dans les médias – « je ne suis pas formé en business et je n’ai pas de MBA (maîtrise en administration des affaires). D’assurer que les revenus rentrent, pour moi, c’était complètement effrayant », raconte-t-il avec ses yeux gros comme des deux piastres, à bon parler d’argent.

Après la liberté financière, la liberté éditoriale

Il ne passe par quatre chemins : « je suis mon propre patron. C’est moi-même qui faut qu’il le fasse. »

Auparavant, Maxime Van Houtte portait les chapeaux de journaliste, animateur et producteur radio pour la station de sports BPM – le 91.9. Parfois un à la fois, parfois tous en en même temps. Il garde néanmoins un peu de journaliste en lui. Certes, il n’a pas à respecter l’entièreté du Code déontologique du Conseil de Presse du Québec, mais cela ne l’empêche pas de garder son sang-froid – particulièrement au lendemain d’une performance du Canadien de Montréal. « Mais bon », il relate, « la ligne est tellement brouillée maintenant que j’essaie quand même de garder mon esprit journalistique. »

Images : BPM Sports

Ce n’est pas mot pour mot ce qu’il reçoit comme message, mais il rapporte que son auditoire apprécie justement le fait qu’il se range plus souvent sur les faits que ses émotions, tout en restant agréable à écouter.

C’est ce charisme qu’il estime a joué un rôle important dans son envol sur internet. Son public aime écouter Ton Boy Max comme « quand t’écoutes la radio, t’écoutes Paul Arcand, t’écoutes Patrick Masbourian. »

L’avenir des médias

La courbe d’apprentissage a certainement montré ses défis pour l’ancien animateur radio, mais n’empêche qu’il a appris les codes des plateformes comme TikTok et Instagram pour la publication de son contenu. De l’autre côté de l’appel, il préfère en rire. « Je suis un older millenial », renchérit-il.

S’il a réussi, il démontre également un optimisme face à la prochaine génération de producteur et vulgarisateur d’informations. « C’est terminé le temps où tu n’étais qu’à la radio ou à la télé », coupe-t-il.

« Il faut que tu trouves une façon que tu contenu soit écoutable pas m’importe qui, n’importe quand, n’importe comment. »

Teaser :

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *