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« Je voulais que les histoires des personnes sous-représentées dans les médias, en particulier les personnes afrodescendantes, soient présentes et trouvables en ligne »
Asphyxié par le financement par projet et non à la mission, le média communautaire FESTIBEC / AFROBLACK TV redessine ses plans d’avenir pour assurer sa pérennité dans le Grand Montréal, tout en continuant de produire une information durable pour les minorités visibles.
Pour Jean-Baptiste, directeur de FESTIBEC, lancer ce média en 2023 était essentiel. Il souhaitait donner une voix et une valeur réelle à toutes les facettes de sa communauté.
« Je voulais que les histoires des personnes sous-représentées dans les médias, notamment les personnes afrodescendantes, soient présentes et trouvables en ligne », explique-t-il.
Ce choix stratégique assure une présence durable, indépendamment des budgets. Selon lui, c’est primordial. En effet, lorsqu’une personne effectue une recherche sur Internet, elle doit trouver ces informations directement.
Ainsi, elle peut découvrir concrètement tout ce qui se fait de positif au sein des communautés afrodescendantes. C’est précisément ce travail de mémoire numérique qui donne tout son sens à la mission de FESTIBEC AFROBLACK TV.
Le dilemme du média: Produire ou promouvoir
« On produit, mais on ne peut pas tout promouvoir. »
Jean-Baptiste, directeur de FESTIBEC.
Bâtir ces archives numériques ressemble aujourd’hui à un véritable parcours du combattant. En effet, l’organisme se heurte aux limites du financement actuel. À l’instar des revendications portées par le mouvement « Le communautaire à boutte 2026 », il subit les contraintes des enveloppes octroyées strictement par projet, plutôt qu’à la mission globale.
Cette impasse logistique complique la gestion des plateformes numériques. Par conséquent, la visibilité dépend désormais d’algorithmes instables.
De plus, l’absence de budget publicitaire et de ressource dédiée au marketing web rend l’audience imprévisible. « Nous avons parfois du contenu qui génère 70 000 visionnements, alors que d’autres fois, nous en avons moins de 1 000 », constate le directeur.
Face à ces montagnes russes numériques et ces subventions temporaires, le choix de Jean-Baptiste demeure inflexible. En effet, il privilégie la création pure. L’objectif est clair : peu importe le nombre de clics immédiats, l’histoire doit rester ancrée sur le Web.
Les nouvelles alternatives: vers un média autonome

En monétisant son savoir-faire, l’organisme espère ainsi obtenir sa liberté éditoriale.
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Pour briser ce cycle de dépendance aux subventions temporaires, FESTIBEC AFROBLACK TV redessine ses plans d’avenir. Désormais, la clé de sa pérennité repose sur une stratégie d’autonomie. L’objectif est de passer du statut de média communautaire à celui de maison de production spécialisée.
L’idée principale est de transformer l’expertise acquise sur le terrain en un véritable moteur économique. En créant des émissions originales de haute qualité, le média vise un nouveau marché. En effet, il souhaite vendre ses contenus à des diffuseurs nationaux. Ces derniers cherchent activement à combler le manque de représentativité des communautés afrodescendantes sur leurs ondes.
En monétisant son savoir-faire, l’organisme espère ainsi obtenir sa liberté éditoriale. De plus, cela lui permettra de financer en interne une stratégie de promotion à la hauteur de ses ambitions.
Pour ce média, l’avenir du journalisme communautaire ne passera pas par l’attente de nouveaux projets subventionnés, mais par la valorisation stratégique de ses propres archives et la puissance de ses histoires.





