L’engouement pour le développement de l’intelligence artificielle (IA) s’est accéléré ces dernières années. Le gouvernement du Québec n’hésite plus à intégrer cette technologie dans les centres hospitaliers. L’objectif est d’automatiser les tâches et d’augmenter la productivité. Toutes fois cette approche du travail est de plus en plus critiquée. C’est le manque de transparence qui est montré du doigts. Entretien Marc André, Analyste réseau et systèmes à Polytechnique Montréal.

Énergie, IA et services de santé
L’utilisation de l’IA est énergivore, notamment la construction et le fonctionnement des salles de serveurs. Ce sont des infrastructures pour héberger et stocker de grandes quantités de données. Selon l’expert ¸<< l’IA consomme des tonnes d’énergie et une grande quantité d’eau pour le refroidissement des serveurs >>. Cela augmente la demande énergétique et le coût de l’énergie. Par exemple, les grands centres hospitaliers peinent à respecter leurs objectifs de neutralité environnementale à cause de l’IA. L’IA générative utilise plus d’énergie que l’lA traditionnel. Le coût énergétique de IA et l’impact écologique sont énormes. Ces deux facteurs sont, cependant, méconnus du grand public. Un autre élément crucial est à souligner.

Préoccupation face à la responsabilité
La responsabilité avec l’intelligence artificielle est un défi à relever. Au dire de l’expert << Le problème juridique et de règlementation reste une épreuve constante >>. Pour l’analyste, l’évolution rapide de l’IA surpasse la législation, l’éthique et la responsabilité. C’est le cas du logiciel Navig .Il reçoit d’abord les informations du patient, fait ensuite une première analyse, en fin prend la décision d’orienter les patients ou non vers un spécialiste de la santé. Cependant, en cas d’erreur il est difficile de situer les responsabilités. Il semble évidant que la loi peut clarifier les droits et devoirs de l’IA. Il convient de se pencher sur l’éthique.
Inquiétude étique autour des solutions de l’IA
Il y a une absence de clarté au niveau des décisions des algorithmes. Cela constitue une inquiétude. Pour JSD, cette réalité comporte << Le risque d’exclure des catégories de personnes comme les personnes âgées, les allophones, et les analphabètes >>. En plus. Il est difficile d’expliquer comment les algorithmes d’IA arrivent à leurs conclusions. En outre, chaque aspect de la vie humaine est en enregistré sur des serveurs. Cela signifie une perte de la vie privée des malades. Les critères de sélection des patients de l’IA est un mystère.Face à l’augmentation de la population, l’apparition de l’intelligence artificiel dans le domaine de la santé surgit comme un dénouement. Cependant la sécurité des données reste un challenge vis- à-vis à la cybercriminalité





